La Maison reçoit en amont la liste des soirées, leurs horaires,
leurs codes vestimentaires, leurs lieux exacts — et leurs
accès dérobés, quand il y en a. Elle planifie les départs
avec une marge calibrée : large pour les événements à grands
embouteillages comme le Festival ou le Grand Prix, juste pour
les soirées privées.
Le chauffeur est en costume noir, cravate sombre, gants blancs
si la soirée le requiert. Sa berline est lavée le jour même,
ses chromes essuyés. Elle dépose à la bonne entrée — celle
des invités, jamais celle du public.
Aux retours, la berline attend déjà dans le périmètre. L'hôte
la trouve sans avoir à la chercher. La Maison sait qu'au moment
de quitter une soirée, l'attente est la pire des frictions.